Carnets de Pierre

dimanche 24 mai 2009

Je change de boutique !

Ce dernier article sur Blogger pour signaler le déménagement des Carnets de Pierre.

Après deux ans de bons et loyaux services, j'ai décidé d'exporter mon blog sur Wordpress.


Pourquoi ?

  • Blogger n'assure pas l'affichage stable des commentaires. Il ne permet pas non plus l'abonnement aux fils des commentaires. Ce qui est très ennuyeux pour les bloggeurs qui veulent me suivre.
  • Les thèmes sont très pauvres et, surtout, les widgets offrent peu de possibilité. Par exemple, il n'est pas possible de faire des catégories à tiroirs. De la même façon, il est exclus d'éditer des pages indépendantes.
Par contre, je prends un risque dans la mesure où Blogger est la plateforme la mieux référencée sur les moteurs, bénéficiant des privilèges de sa maison-mère, Google.


Que trouverez-vous de nouveau sur Les Carnets de Pierre nouvelle formule ?

  • Une catégorisation des articles plus précise, qui permet d'accéder plus facilement aux sujets qui vous intéressent. Notamment un classement par genres.
  • Des pages spécifiques qui abordent mon univers Web, les sources auxquelles je m'abreuve, les communautés littéraires. Autant de raisons supplémentaires de partager.


Vous êtes tous les bienvenus et n'oubliez-pas :

  • De changer vos Feeds et RSS
  • De me signaler une mise en lien, de façon à ce que je vous rende la politesse.


A bientôt lecteurs compulsifs !


(PS : Au moment de l'exportation des articles, certaines vidéos ont été squizzées. Je suis en train de les réinstaller, mais ça prend un peu de temps !...)

samedi 23 mai 2009

Mon intelligence va-t-elle devenir artificielle ?

Bon, les mauvaises langues diront qu'elle l'est déjà. Néanmoins, mon rythme de lecture de livres papier est descendu vertigineusement depuis quelques années. Et je ne suis pas sûr que ce soit uniquement le résultat d'une vie active trépidante. Car qui peut le plus... peut le plus !

C'est en relisant Nicolas Carr que je me suis fait la réflexion que, peut-être, Internet avait une mauvaise influence sur moi. Si j'additionne l'écrit papier, l'écrit Internet et, accessoirement les panneaux publicitaires sur le chemin du boulot, et la notice des Dolipranes,  ma ration de mots à néanmoins considérablement augmenté. Et conséquemment, les mots que je couche aussi (J'aime bien conséquemment) même si je n'ai pas atteint les mille mots journaliers de Douglas Kennedy : ceci-dit, écrire moins de mille mots par jour, vivre sur un seul continent et rester fidèle à la même femme est un choix de vie que j'assume complètement.

Non, ce qui m'inquiète, c'est cette boulimie qui me prend régulièrement, suivie presque immédiatement d'un vide sidéral : la panne, intellectuelle s'entend. Un petit peu comme si la conjugaison de l'écrit et du numérique déconnectait et reconnectait mon cerveau, tel un gréviste d'ERDF. Il faut trouver une solution, se donner sans doute une hygiène de vie. Sans quoi, je crains que mon cerveau ne ressemble à terme ni plus ni moins à un membre phallique, ne répondant plus qu'aux stimuli envoyés par Google, plateformes de blogging, sites d'information. Un stimuli conditionné par des newsletters et autres fils RSS (Reprends ton Soufle Sagouin !)

Notice explicative, deux assertions de Nicolas Carr :
Ces dernières années, j’ai eu la désagréable impression que quelqu’un, ou quelque chose, bricolait mon cerveau, en reconnectait les circuits neuronaux, reprogrammait ma mémoire. Mon esprit ne disparaît pas, je n’irai pas jusque-là, mais il est en train de changer. Je ne pense plus de la même façon qu’avant. C’est quand je lis que ça devient le plus flagrant. Auparavant, me plonger dans un livre ou dans un long article ne me posait aucun problème. Mon esprit était happé par la narration ou par la construction de l’argumentation, et je passais des heures à me laisser porter par de longs morceaux de prose. Ce n’est plus que rarement le cas. Désormais, ma concentration commence à s’effilocher au bout de deux ou trois pages. Je m’agite, je perds le fil, je cherche autre chose à faire. J’ai l’impression d’être toujours en train de forcer mon cerveau rétif à revenir au texte. La lecture profonde, qui était auparavant naturelle, est devenue une lutte.Mon esprit attend désormais les informations de la façon dont le Net les distribue : comme un flux de particules s’écoulant rapidement. Auparavant, j’étais un plongeur dans une mer de mots. Désormais, je fends la surface comme un pilote de jet-ski.
A mesure que nous devenons de plus en plus dépendants d’Internet, nous commençons à penser sur les mêmes modèles de fonctionnement. A mesure que nous nous servons des ordinateurs comme intermédiaires de compréhension du monde, je crains que notre propre intelligence ne devienne artificielle.

mercredi 20 mai 2009

Découvrez les éditions lyonnaises du XVIème siècle !

Lyon fut à la Renaissance l'une des capitales européennes du livre imprimé. Au carrefour de disciplines diverses - histoire, art, littérature, études religieuses... -, cette activité éditoriale foisonnante intéresse de nombreux chercheurs. La BIU Lsh souhaite rendre compte de cette recherche et mieux faire connaître cette production en présentant au public des éditions peu connues ou des exemplaires aux particularités intéressantes mis au jour à l'occasion de l'inventaire de ses collections et de celles de l'Institut national de recherche pédagogique. 

L'exposition présentée du 20 mai au 20 juillet et la journée d'étude organisée le 29 mai, clôturée par un concert de musique lyonnaise de la Renaissance, permettront d'évoquer les plus fameux imprimeurs (Gryphe, De Tournes, Rouillé, Dolet, etc.) et les figures marquantes de l'humanisme lyonnais (Barthélémy Aneau, Sébastien Champier, Antoine du Verdier, Jacques Peletier du Mans, etc.), d'illustrer l'inscription du livre lyonnais dans un réseau européen d'échanges multiples, ou encore d'approfondir la réflexion autour d'un genre caractéristique de l'époque, le recueil. Les publications destinées aux praticiens de la ville, hommes de loi et médecins y côtoieront bibles et textes de propagande, échos des conflits religieux.

Exposition du 20 mai au 20 juillet 2009
Collections de la Bibliothèque interuniversitaire de lettres et sciences humaines et de l'Institut national de recherche pédagogique
Hall de la Bibliothèque Denis Diderot

Journée d'étude, vendredi 29 mai de 9h15 à 16h30
Aspects de la production éditoriale lyonnaise au 16e siècle
ENS LSH, salle F08

Concert, vendredi 29 mai à 17h
Ensemble de musique ancienne « Les Jardins de courtoisie » 
Hall de la Bibliothèque Denis Diderot - Entrée libre

lundi 18 mai 2009

Bones & Both : quatre saisons avant de conclure...

Tous les aficionados de Bones, la série télé adaptée des romans de Kathy Reichs, auront attendu que Temperance Brenan, alias Bones et l'agent spécial Both, se décident enfin à frotter leurs os ensemble. Ouf, enfin un suspens de moins...!


samedi 16 mai 2009

Cher Camarade - Olen Steinhauer

J'ai fini ce roman de Olen Steinhauer depuis quelques semaines mais j'ai souhaité, comme je le fais souvent lorsqu'une histoire me parle, laisser reposer quelques temps. C'est toujours meilleurs réchauffé !

Car en dehors de l'affaire sur laquelle enquête le jeune Emil Brod, derrière la vie quotidienne de ce jeune bizut de la police d'un enigmatique pays de l'Est, il y a des messages dans ce roman. Rappel de la quatrième de couverture : Emil Brod, vingt-deux ans, a passé ses années de guerre dans l'Arctique à dépecer des phoques au milieu de brutes alcooliques et féroces. C'est pourtant avec une certaine naïveté qu'il rejoint en 1948 la Capitale et entre à la Première Section de la Brigade criminelle. L'hostilité qu'il rencontre de la part de ses collègues plus âgés, tous des durs à cuire issus du régime, est un mur. On le frappe. On l'humilie. Il ne comprend pas. Comment, dans ces conditions, résoudre sa première affaire ? Le plus grand compositeur patriotique du pays a été salement tué. La marge de manœuvre d'Emil, entre la vérité des faits et les intérêts du pouvoir, est infime. Il lui faut pourtant survivre. Il apprend vite. Il a l'âme d'un Slave. Son entêtement n'aura d'égal que son besoin d'aller jusqu'au bout.

Après la Deuxième Guerre mondiale, Emil Brod apprend donc son métier d'inspecteur dans un jeune pays socialiste du Bloc de l'Est. Il doit faire preuve de courage et d'abnégation face à des collègues peu sympathiques et méfiants, et déjouer les plans d'un supérieur entièrement dévoué à la cause du socialisme d'Etat.

On apprend beaucoup de choses sur l'ambiance qui règnait après-guerre à l'Est, quand les Alliés et le Bloc de l'Est se disputaient Berlin et que les opportunistes de tout poil s'arrogeaient les meilleurs places, au besoin en employant la terreur. La tâche d'Emil consiste d'ailleurs à confondre un futur grand ponte du bureau politique du Comité central.

C'est aussi l'histoire de ces hommes qui devaient faire des choix pour sauver leur peau. Prendre des directions qui pouvaient être jugées par l'Histoire. On se pose toujours la même question : si j'avais été Allemand en 36, aurais-je été Nazi ? Et si j'avais vécu en 42, aurais-je risqué ma vie dans le Maquis ? Il faut être prétentieux et culotté pour se faire passer pour un héros posthume. Je reprends cet extrait :
D'autres font les règles. Nous essayons seulement de nous en accommoder.

Et dans cette affaire, le truand est deux fois héros de guerre : d'abord pour les Nazis, puis pour les Russes. Pour sauver sa peau de misérable, il a sacrifié sa femme juive, morte à Mauthausen. Un exemple parmi d'autres du vil esprit de l'homme.

Dans ce livre, il y a aussi ceux qui passent complètement à côté de l'Histoire :
Pour Avram Brod [le grand père d'Emil], il y avait deux événements dans l'Histoire : la révolution russe et la guerre patriotique [...]. Les deux fois il était arrivé trop tard pour en mourir.

Et je terminerai par ce passage :
C'est ça le problème avec l'Histoire. [...] Quand tu es en plein dedans, tu ne t'en rends même pas compte. Tu t'inquiète de l'argent, de la nourriture et du loyer. Mais regarde autour de toi, mon garçon. On est en train de la vivre là, maintenant.
(Version originale : The Bridge of Sighs, 2003)

vendredi 15 mai 2009

Le livre numérique survivra-t-il au piratage ?

Je ne vous cache pas le sourire ironique que j'ai décroché à la lecture de cet article du New-York Times ! Je passe régulièrement pour un arriéré passéiste ici-même lorsque mon impertinence ose aller à l'encontre du modernisme ambiant. Je ne vois toujours pas l'intérêt de posséder une liseuse, si ce n'est pour stocker des dossiers professionnels en voyage d'affaires. Et encore, je préfère emporter mon micro portable...

Bref. D'aucun prétendent mordicus que les liseuses ont de l'avenir. Mais que va-t-il se passer quand ils devront se battre contre le piratage des oeuvres par le biais d'Internet ?

C'est ce qui est arrivé à l'auteur de science-fiction Ursula K. Le Guin quand elle a découvert des copies de certains de ses bouquins sur le site de téléchargement Scribd en accès libre et gratuit. Ni elle, ni son éditeur n'avaient donné leur accord bien évidemment. Les écrivains n'avaient pas peur jusqu'à présent d'être piratés comme les chanteurs et musiciens, car la technologie pour scanner un bouquin était fastidieuse. Sauf qu'on n'arrête pas le progrès ! Les propriétaires de ces sites jurent sur la tête de leurs maîtresses que ces copies illicites sont peu nombreuses et qu'ils font le nécessaire pour couler les pirates. Sauf que l'on sait pertinemment que c'est ce genre de faille qui attire le client. Non ?

Les éditeurs sont incapables de chiffrer le manque à gagner. Mais il n'y a plus de raison pour que ce phénomène prenne de l'ampleur. D'autant que certains écrivains, comme cet âne bâté de Cory Doctorow, proposent carrément des exemplaires numériques gratuits dès la parution de leurs livres. Ils prétendent que ça fait vendre... On trouve toujours des gens qui scient la branche sur laquelle ils sont assis !

Vous allez dire que je suis tordu, mais qu'est-ce qui empêche un écrivain de couler un rival en mettant en ligne des copies gratuites de ce dernier ? Hein ?

jeudi 14 mai 2009

Je suis favorable au virus AL 1

En effet, Albert Londres fait partie de ces écrivains aventuriers qui nous influencent...

Non ?

dimanche 10 mai 2009

Un Sherlock Holmes revisité


On attend avec impatience la sortie de Sherlock Holmes le 29 novembre prochain, un film réalisé par Guy Ritchie (Arnaques, crimes et botanique) avec Jude Law et Robert Downey Jr. Pas de trailer donc pour l'instant, mais des infos qui filtrent. La grande nouveauté sera sans doute de présenter Holmes et Watson sous un autre jour. Plus combatifs et sportifs. Le réalisateur a voulu coller aux personnages originels. Watson était un soldat de l'armée britannique ayant servi en Afghanistan, ce qui nous éloigne du personnage roudouillard et peureux que l'on imagine. Quant à Sherlock, on lui découvre des talents dans les sports de combat, notamment le bartitsu (quelqu'un connaît ?!) On sait aussi que les décors ont été soignés, ce qui est important dans ce genre de film.

vendredi 8 mai 2009

Une anthologie des films... "cultes" !

L'Eglise et quelques intellectuels roboratifs s'offusquent des romans de Dan Brown, ainsi que des films qui en sont tirés. Un peu comme si on ne savait pas faire la différence entre un document et un roman, entre un documentaire et une fiction. Les auteurs s'ingénient à vouloir faire des légendes des histoires passant pour vraies : c'est leur métier de chercher à nous mystifier. Et quand ça marche, c'est que c'est efficace. Franchement, croyez-vous vraiment que Brown s'est levé un matin en se disant : aujourd'hui, je parts en croisade contre l'Eglise !

Je fais référence à la fois à toute cette gnose conspirationiste qui n'a rien de scientifique, et à tous ces pseudo-intellectuels passéistes pour lesquels le rêve n'a pas lieu d'exister. Je suis comme ces millions de lecteurs et de spectateurs qui ont envie d'imaginer autre chose, de se dire : et si la vérité était ailleurs ? Cela ne m'empêche pas d'être critique, voire même de croire en Dieu. Et pourtant, on ne peut pas apporter plus de crédit aux histoires de Dan Brown qu'à l'existence de Dieu : l'écrivain existe là où Dieu Est.

Parce que je suis un romantique de l'Histoire, je me suis amusé à faire un medley de ces films cultes qui ont bercé toute ma vie et enflammé mon imagination.

Le flegme du légendaire Indiana Jones qui nous entraîne dans des péripéties où le mystérieux le dispute à l'extraordinaire.  Tour à tour sont exploités L'Arche d'Alliance, le Saint-Graal, le Crâne de cristal. Des histoires qui débutent dans une université mythique, une librairie poussiéreuse, l'antre d'un chercheur hirsute et oublié. Elles mettent en scène, outre le héros, des scientifiques, des historiens, des affairistes et des services secrets. De quoi nous tenir en haleine de bout en bout. De quoi nous faire rêver :


Il y a aussi les films qui reposent sur un univers qui me passionne, celui des livres. Il en va ainsi du livre empoisonneur de moines dans Le Nom de la Rose, qui est pour moi un chef d'oeuvre. Pour une fois je préfère même le film au livre ! Sans compter que Sean Connery est un de mes acteurs préférés. Le passage dans la bibliothèque perchée est un monceau d'anthologie que je ne me lasse pas de revoir. Dans la même veine (si j'ose dire !), j'ai aimé aussi La Neuvième Porte, même si j'aurais choisi Jack Nicholson au lieu de Johnny Depp. J'ai en effet un faible pour le diable des Sorcières d'Eastwick.


Et puisqu'on parle de diable, j'ai par contre moins aimé Constantine. Le trop est aussi mauvais que le pas assez. Pourtant, tout y est : un objet maléfique, une femme à sauver, des effets spéciaux en pagaille... Bof ! Ce n'est pas comme dans The Fountain, où sont flatés mes rêves de preux chevalier et d'éternité. Quoique, vous finiriez par vous lasser de me lire éternellement...

Et vous, quels sont vos films cultes faisant référence à des thrillers et/ou au fantastique ?



mardi 5 mai 2009

Une diablesse coûte 25 000 €. Au moins.

Je ne sais pas si vous l'avez remarqué mesdames, mais vous lisez un blog de mec. Et j'ai tenu cet espace convivial pendant 768 jours et neuf heures sans parler une seule fois de... bagnole ! Pour fêter cet exploit qui est quasi du même ordre que de faire la vaisselle trois jours de suite, je vous propose de parler d'une petite diablesse : la Lancia Delta Edition 666. Un litre huit et deux cent chevaux en version essence, de quoi semer les anges dans le rétroviseur ! C'est la voiture de Tom Hanks dans Anges et Démons : aura-t-elle le même succès que l'Aston Martin de James Bond ?



lundi 4 mai 2009

The Unseen - Alexandra Sokoloff

En France, on connaît Alexandra Sokoloff au travers de son roman Le Cercle meurtrier. Habituellement, je ne verse pas trop dans le surnaturel. Il y a ainsi toute une partie des romans de Chattam dont les thèmes ne m'attirent pas du tout. La différence avec Sokoloff est qu'elle s'appuie sur des expériences de son passé pour écrire ses thrillers. Evidemment, ça reste très romancé. Elle est la fille d'un scientifique et d'une éducatrice, ce qui explique peut-être à la fois son intérêt pour l'explication des évènements qui occurrent dans ses romans, ainsi que la mise en scène d'adolescents et jeunes adultes.

Elle a commencé sa carrière comme artiste, puis s'est intéressée au cinéma en adaptant des romans, pour enfin finir comme écrivain, avec aujourd'hui deux livres à son actif : The Harrowing en 2007, traduit en français sous le titre Le Cercle meurtrier ; The Price en 2008. Elle sort ce mois-ci The Unseen et, tout comme dans ses deux premiers romans, elle s'inspire d'expériences réelles. Celles-ci ont été menées par le Docteur JB Rhine des années trente aux années soixante. Elles consistaient à tester la clairvoyance des sujets. L'auteur situe l'intrigue dans un manoir abandonné où sont enfermés des étudiants pour faire les tests. Sauf que étudiants et chercheurs vont finir fous, ou morts !

Goodies, explication en vidéo des expériences de Rhine :


dimanche 3 mai 2009

L'Enfer de glace - Téléfilm de Robert Lee - Canada

Un film qui passe sur TMC dimanche 3 Mai 2009. Le professeur David Kotzman est envoyé en Antarctique par la société Inter S.C.I afin de mener des études scientifiques sur le réchauffement climatique. Il y fait une découverte surprenante : des peintures murales, dans la glace, datant de plus de dix mille ans. En se basant sur l'étude de ces oeuvres, il construit un nouveau modèle de prévisions météorologiques qui semblent indiquer un basculement des pôles imminent. De ce fait, de terribles épisodes d'invasions glaciaires frappent la Floride, gelant tout sur leur passage, avec des températures pouvant atteindre - 273° C...

samedi 2 mai 2009

Un documentaire de très bonne qualité sur les Illuminati

Il est difficile de tourner un reportage sur les Illunminati sans tomber dans le sensationnalisme. Le document réalisé par Simon Cox est un exemple du débrousaillage nécessaire à réaliser pour départager le vrai du faux. La secte des Illuminati, dont la création remonterait au XVIIIe siècle, représente une importante société secrète internationale, qui contrôlerait le monde des affaires, en coulisse. Dan Brown en a fait le sujet de son roman «Anges et Démons». Simon Cox a voulu en savoir plus et démêler le vrai du faux. Le Bernin était-il vraiment un membre de cette organisation ? Les Illuminati existent-ils encore et exercent-ils un contrôle sur le monde d'aujourd'hui ?

Simon Cox est l'auteur du Code Da Vinci décrypté et fait autorité. Le documentaire sera diffusé sur Planète dimanche 3 mai, mardi 5 mai et vendredi 8 mai 2009.

Elle est la muse des réseaux littéraires...

Existe-t-il une sainte patronne des réseaux littéraires en France ? Pas à ma connaissance. Je vous propose de réparer cet oubli :

vendredi 1 mai 2009

Filière livre : toutes les aides dans un seul guide.

La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (FILL) propose sur son site un guide rassemblant 360 formes de soutien, national ou régional, à la création, à l’édition et la librairie. Facile à manipuler, ce guide en ligne est organisé par type d’aide, par territoire et par institution. Bourses, résidences, aides à la mobilité, au développement, à la publication, à la traduction ou encore à l’animation ou à la formation, chacun y trouvera ce qu’il cherche. Bref, un guide des aides très complet et un bel exemple de mutualisation des structures et des personnes qui œuvrent pour le livre.

jeudi 30 avril 2009

Et vous ? Pourquoi fréquentez-vous les manifestations littéraires ?

La Région Rhône-Alpes a confié au Laboratoire Communication Culture et Société, dirigé par Joëlle Le Marec, le soin de répondre à cette question. C'est vrai, je me suis moi-même posé cette question lors de visites de manifestations littéraires : que fais-je ici, dans quel état j'erre ?

Est-ce pour passer le temps, un loisir comme un autre ? Pour promener la petite famille, se donnant au passage bonne conscience puisque les enfants ont alors l'occasion de voir des livres ? Est-ce l'occasion de participer à la vie de mon village, de ma ville, de ma région ? Est-ce un acte militant, un soutien à l'écrit ?

Pour ma part, c'est avant-tout la curiosité ! L'idée de trouver un roman que je n'aurais peut-être pas déniché dans une librairie. L'idée de mettre un visage d'auteur sur une histoire : créer une sorte d'alchimie, auteur-histoire-lecteur. La thématique peut être un élément déclencheur, car il peut y avoir des conférences, tables rondes, sur des sujets qui me passionnent. C'était le cas de Quais du Polar, par exemple.

On attendra avec impatience le résultat de cette étude. Donc. Pour plus d'information, l'ARALD s'est entretenu avec Joëlle Le Marec.


mercredi 29 avril 2009

Une courte histoire de l'ebook


Marie Lebert rassemble sur cent-quinze pages Pdf une histoire de l'ebook depuis 1971. C'est très intéressant car elle s'est inspirée de ses recherches, mais aussi des nombreux interviewes réalisés dans le monde entier. Pour tous ceux que la technologie et l'écrit passionnent !



mardi 28 avril 2009

Terminal Freeze - Lincoln Child

Voilà ce qui se passe quand des apprentis sorciers se mettent à gratouiller des glaces millénaires !

Très loin au nord du Cercle Arctique, une expédition de scientifiques, chargée d'étudier le réchauffement climatique, découvre un animal géant congelé. Le pauvre. Emilio Conti, un producteur de documentaires, financier de l'expédition, propose de le décongeler en direct à la télévision. Il n'y a qu'un auteur américain pour avoir cette idée ! Le célèbre paléontologue Evan Marshall est chargé de l'opération. Mais l'animal se révèle être une vieille machine à tuer...

Lincoln Child possède le don de nous garder en haleine jusqu'au bout, mettant les personnages dans des situations extrêmes, isolés du monde, face à leur destin. Le lecteur participe et, même si ça sent le réchauffé (Relic, écrit avec Douglas Preston...), le glaçon est toujours aussi bon à sucer !

lundi 27 avril 2009

Lethal Legacy - Linda Fairstein

On connaît certains romans de Linda Fairstein, adjointe du procureur des Etats-Unis, chargée pendant vingt-cinq ans des crimes sexuels et des violences domestiques auprès du ministère public à Manhattan. Le terriblement angoissant La Maison des Morts, et surtout Caveaux Funestes, qui démarre par l'échange d'une momie ancienne par une femme plus récente. Le rêve de n'importe quel gendre...

Notre auteur revient avec Lethal Legacy, qui je l'espère sera traduit aussi en Français. Cette fois-ci notre adjointe du procureur, Alex Cooper, va enquêter dans le milieu des livres rares, des collectionneurs, des bibliothèques et librairies spécialisées. Les indices convergent vers une édition très rare de Alice au Pays des Merveilles qui contiendrait aussi la carte la plus ancienne du monde. Une enquête qui nous emmène dans les entrailles de la bibliothèque publique de New-York et qui nous confronte à un tueur pour qui l'argent a plus de valeur que la vie.

Les lectrices vont acheter ce bouquin pour savoir ce qu'il advient de la "romance" entre Alex Cooper et le détective Mike Chapman. Fairstein s'est inspirée en partie de personnages ayant existé comme par exemple Victor Philips, un voleur et trafiquant de livres rares qui sévissait à partir de Seattle, au début des années soixant-dix. L'Amérique a connu aussi Forbes Smiley qui, après avoir obtenu la sympathie des personnels de bibliothèques, subtilisait des ouvrages très rares : plusieurs millions de dollars dérobés ! L'auteur considère ce roman comme son préféré, car le monde des livres est celui qui la passionne le plus.

Alors, que se passe-t-il derrière les célèbres lions qui gardent l'entrée de la New-York Public Library ?


dimanche 26 avril 2009

Il y a pire que Our Body !

Franchement, je ne sais pas trop quoi penser de l'exposition Our Body. Je n'ai pas eu l'occasion, ou le temps, de la visiter lors de son passage à Lyon car je devais au préalable décomposer une pile de documents administratifs plus haute que moi !

On pourra lui reprocher son sensationnalisme, sa vulgarité, ou le peu de cas que l'on fait de l'homme après sa mort. On pourrait se camper devant ces corps "travaillés" et se dire : et si c'était le corps de ma grand-mère adorée ou de mon papounet chéri ? Aurais-je toujours le même sens élargi de la critique ?

Je ne sais pas quoi répondre, hésitant entre mes tripes et la raison. Après-tout les corps présentés dans du formole au Musée de l'Homme, ou les momies égyptiennes n'ont-ils pas le même traitement ?

En attendant, cette affaire me rappelle qu'il existe aux Etats-Unis un chercheur de l'Université du Tenessee, William Bass, qui étudie la décomposition des corps en situation réelle, dans un endroit que l'on appelle La Ferme des corps. Celle-ci a d'ailleurs inspiré Patricia Cornwell, dont l'un des romans porte le nom éponyme. Les afficionados pourront lire le document écrit par Bass et Jefferson. Petit reportage :

samedi 25 avril 2009

L'épopée de William Dietrich

Il y a des moments, je me demande ce que font les éditeurs français pour passer à côté d'auteurs brillants comme William Dietrich. A ma connaissance, seul son roman Les Pyramides de Napoléon paraîtront aux éditions Le Cherche Midi le 14 mai 2009, pour un roman initialement édité en anglais fin 2007. A moins d'un mois de l'évènement, il n'y a d'ailleurs pas encore de fiche sur le site de l'éditeur français.

Vous allez me dire que c'est parce que l'auteur aborde une énième fois le thème des pyramides et des histoires qui tournent autour. Et bien non. En fait, c'est surtout l'épopée d'un aventurier rigolard et espiègle, dans un contexte historique vraiment bien remis en perspective, qui captivent le lecteur pourtant blasé que je suis. Bon pas tout à fait blasé quand même !

Nous allons donc éditer en français le premier roman qui met en scène notre héros Ethan Gage. Ancien élève et ami de Benjamin Franklin, il est recruté par Napoléon pour percer l'énigme de la Grande Pyramide de Gizeh, à partir d'un mystérieux talisman gagné au jeu. Oui, notre héros joue ; il est un aventurier, je vous le rappelle. Ce n'est d'ailleurs pas son seul défaut. Dietrich jure qu'il ne s'identifie pas à Gage mais qu'il utilise ce personnage pour traduire sa vision du monde : grise. Mais c'est un gris très nuancé...

Le véritable exploit de William Dietrich, qui est aussi un admirateur d'Alexandre Dumas, est de restituer avec exactitude le contexte historique et de tenir sur la durée. Car il y aura deux autres romans après Les Pyramides de Napoléon, peut-être même quatre. Les romans suivants seront Rosetta Key (traduit en 2010 sous le tire Hiéroglyphes) puis The Dakota Cipher. Dietrich est journaliste de formation et voue un culte pour cette période napoléonienne qui, après la Révolution française, a vu le monde changer, se débrider. Un monde où tout était possible pour peu que l'on possède un esprit aventurier.

Le détail qui tue : Steve Berry a posé son sceau sur la couverture : Un passionnant jeu d'échecs historique ! (Ça aurait pu être aussi la griffe de Katherine Neville...)

Synopsis : 1798, Paris. Ancien assistant de Benjamin Franklin, Ethan gagne au jeu un mystérieux talisman couvert de symboles obscurs. Il comprend bien vite que, lié à un secret maçonnique bien gardé, ce document est en rapport avec les pyramides égyptiennes.  Engagé dans l'expédition napoléonienne en Egypte auprès de 167 hommes de science, archéologues, ingénieurs et artistes chargés d'étudier la civilisation et les vestiges du pays, Ethan devra affronter des dangers et résoudre bon nombre d'énigmes historiques et scientifiques afin d'élucider les mystères qui entourent les pyramides de Gizeh.

mercredi 22 avril 2009

Elisez le prochain auteur de thriller !

Les Editions de poche Pocket et Evene lancent un concours qui permettra à un illustre auteur inconnu de se faire connaître. Les internautes inscrits sur le site dédié Thriller Mania voteront pour l'auteur qui leur paraîtra prometteur, après avoir lu des chapitres choisis. Cette idée rebondit sur des expériences déjà menées par des éditeurs comme Penguin aux Etats-Unis, qui réunissent des milliers de fans de thrillers à chaque opération. Je me suis inscrit avec plaisir, en tant que juré internaute, d'autant plus que Thilliez et Chattam sont les parrains de cette première mouture, garants de la qualité.

Ce qui attire mon attention aussi est résumé dans les conseils que Jean-Claude Dubost (Pocket) donne aux auteurs candidats : ne pas recopier ce qui a été écrit ailleurs. Une excellente façon de renouveler le genre. Un conseil intéressant aussi de Christophe Chenebault (Evene) qui propose aux auteurs de "sortir" du genre en privilégiant la grandeur d'âme de l'histoire sur le côté noir.

J'attends les premiers chapitres en ligne avec impatience et propose de partager nos impressions sur nos blogs respectifs : signalez-vous en commentaire pour que je vous intègre dans mon reader (si ce n'est pas déjà fait !)


lundi 20 avril 2009

Le 25 avril : Journée mondiale du livre et du droit d'auteur


C'est une jolie manifestation qui est organisée par les libraires indépendants. Elle a une histoire qui prend sa source en pays catalan lorsque le 23 avril on s'offrait livres et roses. C'est aussi l'occasion pour le secteur du livre de faire passer le message.

Cette année, les libraires offriront en plus un exemplaire inédit de la revue XXI. Des sujets super intéressants comme par exemple un reportage sur l'auteur suédois de polars le plus vendu au monde, chez lui au Mozambique. Ou encore un article sur l'épopée de la Bible de Gutenberg.

N'oubliez-pas, c'est le 25 avril dans les librairies participantes. Le programme.


samedi 18 avril 2009

La plus grande bibliothèque du Royaume-Uni sera à Birmingham !

 Cette information me réjouit pour au moins deux raisons. J'ai tout d'abord été trois ans de suite dans cette ville qui souffre injustement d'un déficit d'image. Cela va donc lui donner des épaules plus larges. Et enfin, parce qu'un tel projet culturel n'est pas remis en question par la crise : c'est plutôt bon signe !

Ouverture en 2013 sur 31 000 mètres carrés pour 214 millions d'euros. Seulement ! Voici ce que ça devrait donner, de l'extérieur :



lundi 13 avril 2009

Bientôt des bibliothèques entièrement automatisées ?

Je diffuse ici le tract du comité Livres de Papier qui, me semble-t-il, pose de bonnes questions : et vous, qu'en pensez-vous ?

BORNES AUTOMATIQUES, 
PUCES RFID, LIVRES NUMÉRIQUES...
BIENVENUE DANS LA BIBLIOTHÈQUE DU XXIème SIÈCLE !

PLUS RAPIDE ?
PLUS PRATIQUE ?
MOINS CONTRAIGNANT ?

L’AUTOMATISATION DU PRÊT franchit une nouvelle étape avec l’instauration de bornes de prêt automatique, à Picpus et ailleurs. Grâce à ces bornes, finies les files d’attente (encore que…), finies les erreurs humaines (mais vive les bugs !) et finie l’obligation d’être aimable avec celles et ceux qui nous rendent service. Mais terminée aussi la chaleur du contact humain, envolés les conseils sympas des bibliothécaires qui nous renseignent sur nos emprunts, et très bientôt… terminé aussi avec les bibliothécaires, avant que la bibliothèque elle aussi ne ferme ses portes pour rouvrir sur googlebooks.fr ou toute autre plate-forme dont on ne cesse de vanter l’exhaustivité et l’efficacité (sans même parler de sa juteuse rentabilité !).

LE MONDE QU’ON NE CESSE DE VOULOIR NOUS VENDRE, censé être plus pratique et plus rapide, obéit en réalité à une double volonté : créer de nouveaux marchés (comme lorsqu’une entreprise privée est payée par les pouvoirs publics pour installer du matériel électronique) et réduire la masse salariale (un vigile prendra la place de dix bibliothécaires avec des bornes de prêt efficaces). Et si pour chaque salarié-e remplacé-e par des machines, la pilule est déjà difficile à avaler, des pans entiers de personnels seront finalement dépossédés des savoir-faire qui les rendait utiles et compétents. Non seulement la machine ne vous fera jamais de sourire, mais c’est ainsi que chaque métier d’aujourd’hui en vient à devenir purement mécanique et répétitif, jusqu’à être vidé de son sens initial : les magasiniers ne sont désormais plus considérés que comme des manutentionnaires au service des machines gestionnaires des livres, et leur connaissance du fonds se perd, tout comme l’ancien savoir-faire des artisans a disparu avec les immenses chaînes de production des usines, véritables bagnes industriels modernes. Plus l’on intègre les savoir-faire professionnels dans des machines, plus les salarié-e-s deviennent remplaçables, c’est-à-dire délocalisables, jetables et donc corvéables à merci.

ENFIN, LA LOGIQUE DE LA NUMÉRISATION a besoin de chevaux de Troie (telles les bornes de cette bibliothèque ou les puces RFID servant à tracer chaque livre), pour s’insinuer au cœur de la chaîne du livre : les magnats de l’édition électronique (qui sont parfois aussi marchands d’armes) rêvent de profits colossaux grâce à la numérisation intégrale des fonds papier, sans se soucier des éditeurs et libraires, mais aussi correcteurs, imprimeurs, diffuseurs, etc. qu’ils fragiliseront puis démantèleront sans coup férir. Le livre électronique, que les industriels tentent de nous imposer depuis plusieurs années (pour l’instant sans réel succès), vise àtransformer le monde de l’écrit en société du zapping numérique généralisé. Il suffit de se rendre au salon du livre pour y voir ces commerciaux en costard vendre leurs e-book comme s’ils étaient au salon de l’auto, tout en faisant croire que les profiteurs sont les éditeurs. Pourtant, une partie de ces derniers reste encore vaille que vaille passionnée, attachée à l’objet livre en tant qu’il est créateur de lieux d’échanges et d’espaces collectifs, au premier rang desquels figurent les librairies et les bibliothèques - ces dernières étant fréquentées par une personne sur deux en France en 2006. Ainsi, à l’inverse de la démagogie populiste faisant d’Internet le contrepoint populaire des librairies et bibliothèques élitistes, nous pensons que le livre est au cœur des possibilités d’émancipation collective et d’élévation culturelle : les bibliothèques, véritables lieux de mixité où se croisent des hommes et des femmes de tous âges, de toutes classes et de tous horizons, sont un des derniers outils de diffusion et de réappropriation collective des savoirs, là ou le numérique ne fournit que des contenus vidés de leur sens à des individus isolés devant leurs écrans. « Élitaire pour toutes et tous » pourrait être notre mot d’ordre, puisque nous persistons à préférer les savoirs, potentiellement émancipateurs, aux contenus, bien souvent interchangeables voire abêtissants.

LE MYTHE LIBÉRAL DE L’ACCÈS AU SAVOIR égal pour toutes et tous, sur lequel surfe la déferlante numérique, oblitère le fait que nul-le ne peut prétendre n’avoir pas accès à suffisamment de livres (il suffit de se rendre dans la moindre bibliothèque pour se convaincre qu’on n’aura jamais le temps d’en lire assez), alors que la question de la connaissance pose en réalité celle de la transmission, c’est-à-dire de l’éducation à l’écrit, revendiquée par tous les mouvements d’émancipation antérieurs à Internet : le réseau nous apprend en fin de compte davantage à glisser à la surface des idées qu’à les comprendre et à savoir s’en imprégner pour penser par soi-même. Le Web et le futur livre numérique permettraient d’accéder à tout !? Mais que lira-t-on alors ? Rien, ou plus probablement rien de ce qui s’appa- rente aujourd’hui au livre, dans lequel on s’immerge longuement, patiemment et tranquillement, en dehors de la société des flux incessants et tourbillonnants d’e-mail, messages msn et autres textos qui nous happent à chaque instant dans leur propre temporalité.

La télévision a contribué à détruire le lien social, et on nous fait croire que l’informatique, en nous simplifiant la vie, va le recréer ? Quand on s’apercevra que le numérique a encore appauvri les relations et échanges collectifs, qu’inventera-t-on pour « recréer » à nouveau du lien social et poursuivre toujours plus loin la spirale d’un monde en perpétuelle déshumanisation ?

Des lecteurs et lectrices, bibliothécaires, libraires, traducteurs et éditeurs

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